Comment les robots créent-ils de l’emploi ?

Admin 10 décembre 2020
 

On estime qu’environ 57 % des opérations au sein des entrepôts sont susceptibles d’être automatisées ou effectuées par des robots. Cela veut dire que plus de 40 % des emplois ne seront pas automatisés.

Les opérateurs conviennent de plus en plus des bénéfices qu’engendre la robotique au sein des entreprises qui l’adoptent. De nombreuses études ont démontré que la collaboration entre les robots et les hommes peut être fructueuse, mais un aspect supplémentaire dont on ne tient que très peu compte, c’est que l’adoption de la robotique peut créer de nouveaux emplois. Une analyse montre qu’en Europe, 1 robot pour 1 000 travailleurs s’accompagne d’une augmentation du taux d’emploi par un facteur de 1.3.

Mais comment un robot, qui remplace le flux existant dans un entrepôt, peut-il créer de l’emploi ?

La cobotique

Aujourd’hui, la cobotique constitue un pan important de la robotique. Les robots ne sont déployés que pour se charger des tâches dangereuses ou répétitives, pas de l’ensemble du flux de travail.

En permettant aux humains et aux robots de collaborer, les entrepôts disposent d’une occasion unique de recycler la main d’œuvre existante et de disposer ainsi d’une main d’œuvre supplémentaire pour d’autres tâches hautement sensibles ou plus importantes.

Les entrepôts tendent donc à recycler, non à remplacer. En créant une main d’œuvre prête à intégrer d’autres zones de production/de l’entrepôt, la productivité peut être augmentée jusqu’à 15 %.

Cette augmentation de l’efficacité se traduit par une expansion économique qui, à son tour, engendre une plus grande offre/demande et de nouveaux emplois sont donc susceptibles d’être créés pour y répondre.

La matrice des connaissances

Au cours de la prochaine décennie, les entrepôts vont modifier la façon dont les humains et les robots interagissent. Les robots ne travaillent pas seuls : leur installation, leur maintenance et leur contrôle nécessiteront toujours le travail des hommes.

De nouvelles opportunités d’emplois, des emplois requérant de hautes compétences analytiques, et un niveau unique d’interaction seront à l’ordre du jour.

Les opérateurs devront posséder de nombreuses compétences polyvalentes, ce qui élèvera la matrice des connaissances. Par exemple, l’augmentation du nombre de références dans les entrepôts demandera vraisemblablement un slotting dynamique afin d’être efficace, ce qui requerra des formations supplémentaires à l’analyse.

L’adoption de la robotique est donc non seulement susceptible de créer des emplois supplémentaires, mais aussi d’élever le niveau de compétence requis pour certains postes.

Faits et chiffres

La création d’emplois est une conséquence avérée de la robotique qui est appuyée par les faits. L’adoption de la robotique a augmenté au cours de la dernière décennie, et voici quelques chiffres indiquant pourquoi cette tendance va vraisemblablement continuer d’augmenter.

Selon la Fédération internationale de la robotique, entre 2000 et 2008, la robotique a créé 300 000 emplois directs et 3 000 000 d’emplois indirects à travers le monde. D’ici 2020, la robotique aura permis de créer 3 500 000 nouveaux emplois. Les investissements dans la robotique se décuplant, ces chiffres ne devraient que croître.

Une étude de l’OCDE souligne que puisque la robotique constitue une activité créatrice d’emploi, compétitive et dynamique, il n’est pas étonnant de constater que les pays ayant adopté la robotique témoignent également d’une baisse de leur taux de chômage (3,5 % en Corée du Sud, 4,8 % au Japon, 4,8 % et 6 % en Allemagne).

Les robots remplacent bel et bien les hommes pour certaines tâches et suppriment certains emplois (par exemple les emplois liés au déplacement et au stockage de marchandises), mais combien d’autres emplois permettent-ils de sauver ou de créer ? Voilà de quoi réfléchir…

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