Presse

Les trois phases de l’introduction en Bourse

28 août 2017

Balyo réalise un chiffre d’affaires de 5,1 millions d’euros dans les chariots-robots. L’entreprise a levé 45 millions d’euros sur Euronext en mai dernier. Son dirigeant, Fabien Bardinet, détaille ce qu’il appelle « les trois phases de l’IPO ».

Phase 1 : « La plus enthousiasmante ! »

« En amont de l’introduction en Bourse, il faut avoir une idée claire de la trajectoire de l’entreprise, de ce qu’on veut en faire. Nous avons consacré quelques mois à mettre sur le papier notre vision et à écrire le business plan de l’entreprise. Il s’agit de forger ses convictions et de construire notre histoire. Dans les entreprises de taille intermédiaire, la vision du dirigeant est rarement formalisée, challengée et traduite en éléments financiers. C’est une démarche pourtant passionnante et riche : on se rend compte que l’on a véritablement le destin de l’entreprise entre les mains : on peut l’emmener où on le souhaite... »

Phase 2 : « La plus laborieuse »

« C’est le temps de la paperasserie juridico-administrativo-financière, avec notamment la rédaction du document de base et des éléments juridiques de l’opération. C’est un moment très long, très difficile, et que j’ai trouvé laborieux. Heureusement que j’ai pu m’appuyer sur un excellent directeur administratif et financier qui, lui, trouvait son bonheur dans cette phase. De fait, il est essentiel de bien s’entourer en interne comme en externe. D’avoir autour de soi de gens de grande qualité et en particulier d’un directeur financier qui sait déjà comment se déroule une introduction en Bourse. C’était la quatrième « IPO » de notre directeur financier, Stanislas Piot. »

Phase 3 : « La plus épuisante »

« C’est la phase des roadshows, où le dirigeant va à la rencontre des investisseurs... En 10 à 12 jours, nous avons rencontré entre 60 et 80 investisseurs, à travers toute l’Europe. Cela signifie autour de 6 ou 7 réunions par jour, selon un emploi du temps très chronométré : je n’avais jamais fait quelque chose d’aussi intense ! A chaque fois, on n’a pas le droit de se tromper. Il faut être très bon, très impliqué, à chacune de ces réunions pour créer une relation de confiance avec le gérant que l’on a en face de soi. Au-delà des chiffres, il faut convaincre que l’on est la bonne personne pour mener l’entreprise. Il faut aimer séduire et avoir véritablement envie de convaincre chacun des gérants. C’est une phase dure, mais grisante. »

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