Presse

Le français Balyo prend le chemin des marchés

1 juin 2017

Passé par le programme TechShare d'Euronext, son PDG, hésitant, a finalement choisi la voie de la cotation.

C'est une première pour le programme TechShare d'Euronext : un entrepreneur qui a suivi cette formation dispensée par différents acteurs de la place (avocat, agence de presse, banquiers...) fera son entrée en Bourse le 13 juin. Ce spécialiste de la robotisation des chariots de manutention de palettes espère lever jusqu'à 40 millions d'euros pour financer son développement.

l y a un an, son PDG, Fabien Bardinet, ancien d'Aldebaran Robotics, hésitait encore entre le capital-risque et une IPO pour financer son avenir. Sa principale crainte alors : «  passer pour un clown » auprès des marchés s'il devait se tromper dans ses prévisions, un art difficile pour une jeune entreprise de croissance. Comme les autres chefs d'entreprise du programme, il avait le sentiment que les marchés ne donnaient pas trop le droit à l'erreur. « Ce qui m'a convaincu, c'est que Balyo est entré dans une nouvelle phase. Nous sommes capables d'évaluer notre chiffre d'affaires pour les neuf prochains mois, en étant relativement proches des résultats. En un an, l'évolution de la technologie et du marché a permis une meilleure organisation de l'activité, de meilleurs carnets de commandes et donc de meilleures prévisions. »

Mais ce n'est pas sa seule motivation : « Il y a beaucoup de petits acteurs sur ce marché qui n'ont pas encore de forte exposition à l'international, contrairement à Balyo. Nous sommes convaincus que nous pouvons les consolider plus facilement en étant coté qu'avec l'aide des capital-risqueurs.  » Une partie des 40 millions levés en Bourse permettront à cette PME de remplir cet objectif. Il prévoit un triplement de son chiffre d'affaires cette année, à plus de 15 millions d'euros.

En plein « roadshow »

L'IPO de Balyo interviendra à un moment où les investisseurs se passionnent pour les promesses de la robotique. Mais ce n'est pas un argument massue aux yeux de Fabien Bardinet « car les sociétés de capital-risque ont aussi un gros appétit pour le secteur. Mais je suis conscient que le domaine de la robotique mobile pour l'industrie est l'un des plus prometteurs à court terme. La robotique profite du sentiment qu'elle va changer les choses. Pour Balyo, c'est déjà une réalité et c'est aussi ce qui nous a poussés à entrer en Bourse ».

Un an après sa formation, le président de Balyo est en plein « roadshow » pour convaincre les investisseurs de le suivre. On lui promettait un parcours du combattant : « Je retiens surtout le côté passionnant de l'exercice, cet impératif absolu qui est de savoir ce que l'on veut faireAujourd'hui, je peux avoir un plan de marche sur les cinq prochaines années. Je ne dis pas que l'on va y arriver, mais c'est le plus excitant pour nous. »

P. Fay, Les Echos

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