Presse

Avec Balyo, Amazon parie sur la French Tech!

10 janv. 2019

Amazon signe un partenariat important avec Balyo qui robotise les entrepôts

C’est une étape clé pour Balyo et son directeur général Fabien Bardinet qui a décidé de s’attaquer à la robotisation des chariots de manutention dans les entrepôts de stockage. A mi-chemin entre les robots et les voitures autonomes, les systèmes de Balyo peuvent transformer en « chariot autonome » n’importe quel chariot élévateur aujourd’hui existant. L’ensemble de l’entrepôt fonctionne alors en mode autonome, avec une salle de contrôle pour gérer l’ensemble des flux. Le système de capteurs laser fonctionne sans nécessiter de système de guidage intégré au bâtiment (réflecteurs, peinture au sol...), car il cartographie automatiquement l'environnement. Un système de sécurité leur permet de détecter les humains et les obstacles dans un rayon de 360 degrés.

La seule opération qui ne soit pas robotisée c’est le chargement et le déchargement des camions, mais ensuite, le stockage, la recherche des produits, le chargement et le déchargement des étagères sont totalement automatisées. Le marché est considérable, à l’heure des besoins logistiques toujours croissants du e-commerce. On enregistre chaque année 200 milliards de mouvements de palettes dans le monde, seul 1% sont robotisés.

Amazon décide donc de faire le pari de cette technologie de rupture, et passe des accords financiers avec Balyo qui lui donnent le droit de souscrire jusqu’à 29% du capital de la compagnie, en fonction de commandes futures pouvant s’élever jusqu’à 300 millions€ (très exactement, Amazon va recevoir gratuitement des bons de souscription d’actions, qui seront exerçables en fonction de l’achat par Amazon de produits embarquant la technologie Balyo. Une assemblée générale extraordinaire sera convoquée fin février pour valider l’ensemble de l’opération)

22 morts par an

Pour Fabien Bardinet, le fondateur, c’est « la preuve de la pertinence des investissements réalisés au fil des années pour perfectionner les solutions ». Preuve déjà en partie apportée par Linde, l’industriel allemand inventeur du Fenwick, le plus célèbre des chariots « transpalettes », présent au capital de Balyo quasiment depuis plusieurs années. Des accords de coopération existent aussi avec Hyster-Yale Group, l’un des autres industriels majeurs du secteur. Dans l’évolution de ses solutions Balyo met enfin en avant les questions de sécurité. Les accidents dans les entrepôts font 22 morts par an, et risquent de se multiplier avec la croissance et l’accélération des flux.

Avant Balyo, Fabien Bardinet a participé à l’aventure Aldebaran Robotics, finalement racheté par le japonais SoftBank. On ne sait pas, à ce stade, si les intentions d’Amazon pourraient avoir la même issue